Mission février 2010

Dr Patrick Gadagnin

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Résumé de séjour au Rwanda du 11 au 25 janvier 2010

Après 2 précédents séjours sur KIGALI (novembre 2008 et avril 2009) me voilà à nouveau au pays des milles collines.

Lors de ma première semaine (du 12 au 16) j’ai voyagé dans le nord du pays en compagnie de Philippe VALENSI et de son épouse qui m’ont permis de découvrir d’autres sites de consultation (dispensaire d’accueil HIV, centre de soins de RISHAKI,...).

Ces consultations improvisées portent essentiellement sur des lésions surinfectées secondaires à des atteintes dermatophytiques, dermatoses prurigineuses, plaies excoriées plus ou moins chroniques.

Le dispensaire de RUSHAKI sous la responsabilité de soeur Jacqueline assure également une prise en charge des patients HIV (dépistage par tests rapides, prescription de trithérapies ZERIT (D4T)-EPIVIR(3TC)-VIRAMUNE( névirapine) ou SUSTIVA (efavirenz) et consultations de suivi avec dosage des CD4.

Nous avons également visité la salle d’accouchement (accouchements assurés par les infirmières) et la pièce de repos où les futures accouchées attendent la perte des eaux.

Nous avons également consulté dans l’école du père Anicetto où une majorité d’enfants sont atteints de teignes trichophytiques.

La plupart des prescriptions concerne des antibiotiques per os (macrolides ou synergistines), antihistaminiques et antifongiques (locaux et per os).

Après ces quelques jours itinérants j’ai retrouvé le cadre paisible de l’orphelinat ’la mère du verbe’ à REMERA (KIGALI) et ses résidents habituels (Mama Emma, Vito MISURACA le fondateur, Vincent directeur de l’école et Baltazar responsable de la sécurité et dépositaire des clés,....).

Les consultations de la clinique pédiatrique de l’orphelinat sont assurées quotidiennement par 3 infirmières (ALICE, VENERANDA,....) dont l’une est reponsable de la pharmacie.

Les motifs dermatologiques de ces consultations portent sur des atteintes mycosiques surinfectées, des impétigos primitifs ou secondaires à une dermatose prurigineuse (prurigo strophulus, scabiose, prurit chronique d’origine parasitaire,...).

J’ai également constaté de nombreuses brûlures chez les enfants les plus jeunes (accident domestique lors de la préparation des repas).

J’ai étoffé le mémento thérapeutique initié par la dermatologue ayant séjourné à l’orphelinat lors de l’été 2009 (les infirmières apprécient de disposer de fiches d’aide à la prescription dermatologique).

Actuellement le faible taux de fréquentation de la clinique (une vingtaine de jeunes patients par jour) ne justifie pas une consulation dermatologique quotidienne (deux crénaux par semaine seraient suffisants).

Par contre il est possible de contacter sur KIGALI soit la dermatologue du CHK (Jeanne KIMONYE) soit le dermatologue militaire de l’hôpital KANONBE (Jean chrisostome KAGIMBANA) qui est tout à fait disposé à organiser une consultation commune dans le cadre de son hôpital de rattachement ou hors de KIGALI (dispensaires de campagne après autorisation des cadres locaux).

Je reste disposé à un prochain séjour et invite mes collègues à découvrir l’hospitalité rwandaise.

Patrick GUADAGNIN (TOURS)